La gestion du risque : un métier à partager ?
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Le terme de « gestion du risque » a été évoqué de nombreuses fois au cours des discussions parlementaires, à tel point qu’il est devenu un enjeu de pouvoir sans pour autant qu’une définition précise ait été réellement exprimée.
Utilisée largement dans d’autres disciplines (finances, industrie…), inscrite depuis longtemps dans la culture assurantielle, mise en exergue aujourd’hui sur le plan sanitaire avec la grippe A, la gestion du risque est, dans l’assurance maladie, une fonction majeure depuis plusieurs décennies. |
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Il faut attendre les Ordonnances de 1996 pour que l’obligation, notamment pour les URCAM créées à cette époque, de mettre en œuvre un « programme régional de gestion du risque » soit introduite dans le code de la sécurité sociale.
Se dégagent aujourd’hui dans le domaine sanitaire trois acceptions apparemment hermétiques :
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Un premier sens est attribué par les assureurs santé à l’activité de tarification des risques et aux techniques de calcul probabiliste destinées à mesurer l’assurabilité d’un sinistre.
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Une deuxième définition courante est celle donnée par la médecine de santé publique à la prévention des menaces sanitaires et à la gestion des accidents et catastrophes sanitaires.
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Le troisième sens est donné par les caisses d’assurance maladie à l’ensemble des actions menées pour contrôler, maîtriser et réguler les dépenses.
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Peu où prou, les ARS vont devoir combiner des compétences jusque-là hétérogènes. Y aura-t-il un langage commun susceptible de dégager un corpus de connaissances partagées sur la gestion du risque ?
Comment les fonctions de régulation macroéconomique vont-elles se combiner avec les programmes régionaux ? Dans quelles conditions l’assurance maladie complémentaire va-t-elle participer à la maîtrise ?
Rémy Fromentin |

